Accords de Nagoya


Par LE GESTE ENVIRONNEMENTAL

La dixième conférence des parties à la convention sur la diversité biologique a accueilli plus de 15 000 participants, représentant 193 Etats. Pour la première fois, un accord prend en compte la complexité de la biodiversité.

Les objectifs fixés visent à la fois la protection des habitats naturels, la restauration des terres dégradées et la protection des espèces.

Après huit années d’âpres négociations, le « protocole APA », (protocole pour l’accès et le partage des avantages tirés de l’exploitation des ressources génétiques) a été adopté le vendredi 29 octobre 2010 à Nagoya. Il entrera en vigueur en 2012 et permettra :

-         de contribuer à stopper la perte de biodiversité mondiale grâce à l’adoption d’un plan stratégique 2011-2020 comprenant une vision pour la biodiversité à l’horizon 2050 et comportant 20 objectifs détaillés et quantifiés. Ils visent entre autres pour 2020, l’augmentation de la protection des habitats naturels : de 12 à 17% pour les habitats terrestres et de 0,5 à 10% pour les milieux océaniques

- aux pays luttant pour la préservation de cette biodiversité de sécuriser l’accès à ces espèces par les entreprises et garantit une juste rémunération de ces pays. Les plantes et animaux fournissent de nombreuses substances utilisées en pharmacologie, en cosmétique et dans d’autres secteurs économiques

- de mobiliser les ressources financières permettant la mise en œuvre de cette stratégie

Une plate-forme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) devrait maintenant être créée par les Nations Unies, l’équivalent du  GIEC pour la biodiversité. Son rôle sera d’éclairer les choix politiques grâce aux expertises scientifiques et pourrait permettre de réunir toutes les données internationales sur la biodiversité et son érosion.

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